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La recette du dimanche – Tiramisu breton

J’adore les détournements des recettes traditionnelles, en particulier lorsqu’elles se déclinent à partir de produits locaux.

Lorsque j’ai vu le « tiramisu breton » dans ce petit restaurant sur le port d’Etel, j’ai immédiatement été intriguée. Du tiramisu italien il ne reste que le mascarpone et la structure en strates. Mais on gagne des pommes, du cidre (optionnel), des galettes bretonnes et surtout du caramel beurre salé. C’est croquant et fondant à la fois. Un vrai délice de gourmand.

Voici une recette réinventée de mémoire (le chef me l’avait livrée)

Ingrédients (pour 4 à 6 personnes) :

N’oubliez pas qu’il faut toujours préparer le tiramisu bien à l’avance. Il doit reposer un minimum de 8 heures au frigo. Perso, je le prépare toujours la veille.

2 pommes
2 gros œufs
20 g beurre salé
Du caramel beurre salé/salidou et autre dulce
1 paquet de galettes/palets bretonnes*
30 g de sucre
250 g de mascarpone
½ verre de cidre (option)

Préparation

Eplucher les pommes, les couper en petits dés. Les faire fondre dans une poêle avec 10 g de beurre. Quand elles sont tendres, les recouvrir de 40g de caramel beurre salé. Laisser caraméliser/fondre, tout en mélangeant régulièrement. Mélanger jusqu’à ce que les pommes aient « absorbé » le caramel. Ajouter le reste du beurre. Laisser refroidir.

Disposer la moitié des galettes au fond d’un plat (je suggère de les émietter).
Option: on peut faire tremper les galettes dans le cidre puis les disposer dans le plat.

Dans un saladier, fouetter les jaunes d’œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange soit mousseux. Ajouter le mascarpone en continuant de fouetter.

Monter les blancs en neige. Les incorporer délicatement au mélange œuf/mascarpone.

Verser la moitié de cette préparation sur les galettes. Emietter le reste des biscuits, les disposer sur la première couche de mousse. Recouvrir les biscuits des pommes au caramel. Napper le tout du reste de mousse au mascarpone. Décorer du reste de caramel beurre salé et d’un peu de miettes de biscuits.

Mettre au réfrigérateur au moins 8h00.

Enjoy!

* note sur les galettes bretonnes: on en trouve dans presque tous les supermarchés. Si vous n’avez pas La Trinitaine dans votre quartier ou une autre biscuiterie bretonne à proximité, je suggère les Roudor.

Back in London

Un petit séjour en Bretagne bien trop court. Mais beaucoup de souvenirs et d’images pour se ressourcer et affronter la rentrée.

Je tiens à te signaler que j’ai été très raisonnable cette fois-ci: je n’ai consommé qu’un kouign amann (part individuelle, je préfère préciser). J’avais dû faire une overdose l’année dernière car cela ne me ressemble pas. Ce petit kouign amann, acheté sur le marché d’Etel, je l’ai dégusté sur une belle plage du Golfe du Morbihan. En fermant les yeux, j’y suis encore. Le kouign amann c’est ma petite madeleine de Proust à moi.

Au jour d’aujourd’hui, nous ne sommes pas encore fixés sur le sort de Molly de septembre à janvier. Nous avons deux rendez-vous avec des écoles publiques, notamment l’école d’en face (nous habitons en face d’une école primaire). Avoues que ça serait quand même pratique que Molly y aille. Une rue à traverser et hop.
Et surtout, enfin un peu de mou dans ma chaîne! Si tu vois ce que je veux dire!

Ah oui, je voulais te dire que je suis l’expat du mois sur l’excellent expat-blog. Je suis Miss Septembre en quelque sorte!

Moi la rentrée j’aime ça, finalement. C’est le début de l’automne, le temps des promenades dans les bois, l’envie de faire des tartes, l’achat de nouveaux crayons et de nouveaux cahiers, plein de bons films au cinéma…

Ca évoque quoi pour toi la rentrée?

Bonne rentrée à tous

Holidays – yeah

Demain j’ai transhumance.
En effet, je vais retrouver mes embruns bretons, la plage, les coquillages, les kouign amann, les crêpes, le kir breton de 6 heures, les marchés… les vacances quoi.

Je viens de regarder la météo pour les dix prochains jours. Je vous le dis tout de suite les amis, ben c’est pas jojo. C’est un vrai temps breton. Le cliché dans toute sa splendeur. Un vrai temps de merde de classe internationale.
Mais bon c’est pas grave car comme dit le dicton breton:

Mais bon, ils auraient pu faire un effort et pas tout balancer sur le sud-ouest. Pfff c’est toujours les mêmes qu’ont la canicule.

T’as remarqué que je me mets en mode « râleuse ». C’est pour passer la frontière à l’aise Blaise et de ne pas faire trop touriste avec ma voiture immatriculée GB. C’est fou ça, à chaque fois qu’on débarque de l’Eutotunnel à Calais et qu’on circule tranquillement sur l’A16, on se fait mater sévère par les autochtones immatriculés 62, 02 ou 59. Ils nous observent avec un regard presque désapprobateur dis donc! Ces couillons ils assument parce qu’on a une immatriculation anglais qu’on est Anglais.

S’ils savaient ces idiots qu’il n’y pas une seule goutte de sang britannique dans la voiture (ni sur le pare-choc d’ailleurs).

Fût un temps j’ai crée un petit logo pour mettre sur la plage arrière de la voiture. A la place des regards désapprobateurs, on a eu le droit à des regards interloqués, limite sympathiques.
Par contre ce sont les vrais Anglais qui tiraient la tronche… en particulier dans le tunnel!

Ce logo le voici. Si cela vous intéresse, je me ferais une joie de vous l’envoyer.


Grâce à vous et vos petits commentaires sur le post précédent, j’ai rempli mon panier garni anglais. Merci à tous pour vos suggestions. J’en connais quelques un(e)s qui vont être ravi(e)s.

Je vous dis donc à début septembre et vous souhaite une bonne fin de vacances.

palissades #02

PS: la prochaine devinette du mercredi aura lieu le 9 septembre et sera bi-mensuelle.

Back home

Je suis rentrée hier sous le soleil. Ne fais pas l’étonné derrière ton écran. Il faisait super beau hier dans le Yorkshire. Un vrai temps d’été indien avec un soleil frondeur. Evidemment aujourd’hui c’est une autre histoire puisque la pluie et le ciel gris ont repris leurs droits.
Ce petit WE c’était trop bien, vraiment. On quitte toujours la Bretagne avec un petit pincement au coeur en se disant qu’il serait tellement doux d’y vivre et d’y monter une belle maison d’hôtes et de vivre d’amour et d’eau fraîche. On peut rêver, non? En ces temps maussades sur fond de crise économique. Les rêves sont gratuits, remember, et ça fait un bien fou au moral.
On a enchaîné ballades le long de la mer, les soirées entre amis et un peu de lecture (je suis toujours dans le tome 1 de Millénium et je me régale). C’était bien, tout simplement.
J’ai pris une centaine de photos avec mon nouveau gadget. Jeudi, en arrivant, passage à la Fnac et j’ai craqué sur un bridge Panasonic FZ28, l’un des meilleurs du moment. I’m so happy. Je m’étais pourtant juré de ne pas craquer avant Noël, après avoir scrupuleusement étudié les comparatifs via les dossiers de la Fnac. Je suis faible, mais je n’ai aucun remords. Il va falloir quand même que je me tape un manuel de 150 pages pour maîtriser la bête.
Vivement la prochaine escapade. Et vous ce WE automnal?

Baie de St Cado – Ria d’Etel (56)

La recette du dimanche: Far breton aux pruneaux

Une petite réminiscence des vacances et une envie de Bretagne à ma table en plein Yorkshire. Ca fait du bien de s’évader grâce aux papilles! Donc aujourd’hui j’ai fait un far breton aux pruneaux.

Ingrédients
12 gros pruneaux
75 g de farine
1 bol de thé anglais fort
Le zeste d’un citron non traité
1 bâton de cannelle (en option, je n’en ai pas mis)
1/3 de litre de lait entier
75 g de sucre
1 gousse de vanille
4 oeufs
sel

Faire tremper 2 heures les pruneaux dans le thé très chaud avec le zeste en languettes et la cannelle.
Faire chauffer à feu doux le lait avec le sucre et la gousse de vanille fendue.
Battre dans une terrine les oeufs , une grosse pincée de sel, le lait et la farine. Mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène.
Laisser reposer 15 minutes. Préchauffer le four à 200°C (th.6).
Beurrer un plat à gratin de 24cm de diamètre et saupoudrez-le de farine.
Retirez les noyaux des pruneaux égouttés. Répartissez-les dans le plat et verser la pâte dessus sans les déplacer.
Enfourner et faire cuire 10 minutes. baissez la température du four à 160°C (th.’). Poursuivre la cuisson 35 minutes jusqu’à ce que la pâte soit dorée.
Faire refroidir dans le four, pote ouverte, 30 minutes.
Servir tiède ou à température ambiante.


Recette: 5/5
Réussite: 5/5

The Saturday shot #09

Jeu de filets sur le port de Douarnenez – Août 2008

The Kouign challenge (2)

Avertissement: ce billet est plus long qu’à l’habitude et surtout très nutritif.
Comme d’hab, on peut cliquer sur les photos pour voir plus grand.

Suite à mon épopée fantastique en Bretagne début août et comme promis voici le résultat de mon « Kouign Amann Thon ». Alors appelez ça comme vous voulez: palmares, classement, hit-parade, guide… En fait, ne nous emportons pas car je dois vous avouer que j’ai présumé de mes forces. Il faut quand même être sacrément présomptueux pour se dire qu’on va trouver le meilleur kouign amann en une quinzaine de jours, en plein été et avec un seul estomac!

Cela dit, j’avais noté bien soigneusement vos suggestions suite à mon billet et c’est coeur vaillant et estomac solide que j’ai mené ma petite enquête.

Voici donc ma promenade gustative dans l’ordre chronologique:

Maison BarnabéDinan, en bas de la rue du Jerzual, au coin à droite.
Un petit conseil d’amie avant la dégustation: si vous prévoyez de faire l’ascension remonter la rue du Jerzual, remisez bien sagement le kouign dans votre sac et dégustez-le à la maison, ou à la terrasse d’un café tout en haut, car la côte est rude. Vraiment rude. Et quand on monte, le kouign amann est mieux dans le sac que dans l’estomac, believe me! D’où le célèbre proverbe breton: « Si tu dois côte grimper, mieux vaut kouign amann remiser. »
Accueil très sympathique, allèchante vitrine, kouign amann individuel. Délicieux et caramélisé à souhait.
Ma note: 4/5

Rue du Jerzual – Maison Barnabé – Dinan

Maison Le Moigne – 86, rue de la Gare – Tréboul-Douarnenez
Goûté chez une amie bienveillante qui l’avait acheté pour le dessert. Un vrai moment de bonheur entre les couches de la combinaison « pâte-beurre-sucre » répétées à l’infini. Ce kouign-là n’est pas fait par un amateur. Il s’agit de la maison Le Moigne, la référence incontournable du kouign amann depuis 3 générations. Ca ne rigole pas! C’est d’ailleurs inscrit en grandes lettres sur le mur rose de la grande bâtisse. Tout comme le sloggan: « Le kouign amann, en fait qui veut, le réussit qui peut! »
Quand nous avons voulu aller dans la boutique de M. Lemoigne pour en rapporter un à la maison, nous avons trouvé porte close alors que c’était un mardi en milieu d’après-midi. Non, ce n’était pourtant pas le jour de fermeture. Dommage.
Ma note: 4,5/5

Maison Le Moigne – 86, avenue de la Gare – Tréboul-Douarnenez

Suite à la porte close de la maison Le Moigne, je suis partie en quête d’un kouign de Douarnenez car je ne pouvais pas quitter le berceau du kouign amann bredouille. C’est comme si vous alliez à Espelette sans rapporter de piment. Une vraie hérésie.
Je dois dire qu’il n’est pas très facile de trouver une boulangerie-pâtisserie dans cette ville. D’ailleurs il n’est pas très facile de trouver des commerces tout court. Douarnenez donne l’impression d’une ville sinistrée, ayant connue ses heures de gloire il y a longtemps avec la sardine. La sardine n’est plus, ou ne rapporte plus. Mais c’est pourtant ici, totalement par hasard que j’ai trouvé le meilleur kouign de mon séjour. Un kouign de 6 personnes dégusté 2 jours plus tard en famille.
L’adresse, je n’en suis pas très sure car je ne l’avais pas notée (argh) en achetant et l’emballage ne portait aucune mention. J’ai essayé de la retrouver de mémoire, sur Google map et si mon sens de l’orientation est correct, il devrait s’agit de la boulangerie du Kreiker – 32, rue Duguay Trouin. Ce kouign était une véritable symphonie pour le palais, communion parfaite du beurre et du caramel. Un orgasme gustatif et extatique.
Ma note: 5/5

Maison Le Guilloux – Locronan
Suite à la suggestion d’un lecteur, je suis allée visiter Locronan, charmant village tourisque façon Eurodisney au milieu de nulle part, avec reconstitution du folklore breton dans chaque pierre que compte l’endroit. L’indication était la suivante: « c’est à Locronan, la boulangerie devant le puits. Mets ta coiffe et tes "boutous", patiente dans la file d attente en regardant l’église, prie St Ronan et goûte moi ça, ça te fera même oublier le crachin. » En arrivant sur la place de l’église près du puits, un gros dilemme s’offrait à moi car 2 boulangeries avec l’appellation « kouign amann » se faisaient face. Mon dieu, laquelle choisir? Il fallait bien choisir une. Vous me direz, j’aurais pu entrer dans les deux, mais à ce moment là mon estomac commençait déjà à se plaindre de cet apport incessant de la combinaison beurre/sucre. Alors je suis entrée dans celle de gauche. J’avais bien fait c’était la bonne.
Verdict: pas mal du tout. Alliance beurre/caramel almost perfect. 5 générations qu’ils le font, ça peut pas être mauvais!
Ma note: 4,5/5

Maison Le Guilloux, place de l’Eglise, Locronan

Last but no least,
Maison Riguidel à Quiberon
C’est en rendant visite à de vieux amis dont la dernière rencontre remontait à 1998 (sors ta canne Sophie) que nous avons découvert le kouign amann de Riguidel. En fait il faut dire « la beurrée ». C’est plus franc du collier ainsi et tu n’es pas pris en traitre car le nom annonce clairement la couleur. Verdict excellent, mais selon moi l’alliance beurre-caramel pourrait être optimisée car le beurre surpasse un peu trop le sucre à mon goût. D’où le nom « la beurrée » sans doute!
Ma note: 4/5

La "beurrée" Riguidel – 38, rue de Port-Maria à Quiberon

Regret: ne pas avoir testé par manque de temps et d’appétit celui de la Maison du kouign amann dans la ville close de Concarneau. Diplomé au concours du meilleur kouign amann de Bretagne. Respect!

Catégorie à part: les kouignettes de Maître Larnicol M.O.F.
Car la kouignette reste la kouignette et j’en déjà longuement parlé sur mon blog.

Les fameuses kouignettes

Le petit plus – la tarte tatin de "La Petite Boulangerie" de Riec sur Belon, place de l’église
Un compromis entre la tarte tatin et le kouign amann absolument divin.

Voilà donc la fin de cette épopée gastronomique. Il était temps car je commençais à saturer du kouign. Je ne veux plus en entendre parler avant l’été prochain.