Douce France

Le déstockage de Papa Pique et Maman Coud: je l’ai fait et j’ai survécu (enfin presque)

Papa Pique et Maman Coud est une petite entreprise devenue grande née dans le Morbihan. Elle fabrique principalement des sacs, trousses et autres accessoires qu’elle décline en autant de jolis de tissus et de tissus plastifiés, façon toile cirée. L’originalité du concept réside dans le choix des tissus et des motifs originaux et luxuriants.

Chaque année, PPMC organise un déstockage, une sorte de grande vente dans une salle des fêtes où l’on peut trouver la collection de l’année précédente, les invendus et les articles défectueux (de tout petits défauts qui rendent les articles impropres à la vente au prix normal).

Cette année, la date de ce fameux déstockage tombait pile poil pendant mon séjour breton. J’avais entendu dire que cette date était très courue, en particulier des «Parisiennes» avant leur retour dans la capitale. Le journal Ouest-France, la veille, en parlait comme l’événement de l’année pour cette petite ville: Crac’h (la bien nommée).

Il fallait donc se lever de bonne heure pour espérer faire des affaires. L’ouverture des portes étant prévue à 9h30, nous sommes arrivées peu après 7h00! Vise un peu: j’avais mis le réveil à 6h30, pendant les vacances!!! Ca rend fou quand même ces conneries.

Quand nous sommes arrivée à l’heure où blanchit la campagne, il y avait déjà 5 ou 6 nanas dans les starting-blocks, dont la première assise sur sa chaise pliante, face à la porte, dos tourné, sac en bandoulière, prête à bondir.

La pro quoi!

Sont arrivées juste après nous une bande de copines équipées de Thermos et de Tupperware remplis de biscuits. Des habituées du déstockage, rompues à la file d’attente. Equipées pour attendre joyeusement le «Sésame, ouvre-toi».
Je les remercie d’ailleurs pour le petit café salutaire qu’elles nous ont gentiment offert.

Finalement, le temps a passé très vite. Entre copines c’est toujours comme ça. Je n’imagine même pas une seule seconde vivre ce genre d’aventure en solo. No way!

Puis les portes se sont ouvertes et cela a été comme une grande vague. La déferlante.

Comme dans les reportages que l’on voit à la télé sur les soldes de Noël, toutes ces femmes bien mises se sont lancées à l’assaut de la manne.
J’étais dans le lot bien sur (ou devrais-je dire dans le flot), mais j’ai vite perdu pied. Ma tête s’est mise à tourner et ma boussole interne s’est complètement brouillée. Les bacs contenant les marchandises convoitées étaient pris d’assaut par des harpies comme si la fin du monde allait arriver. C’est comme si en franchissant les portes, elles s’étaient transformées en guerrières prêtes à tout pour arriver à leur fin.

Sans doute sont-elles habituées à ce genre de foire d’empoigne, une technique développée dès le plus jeune âge en suivant maman aux soldes Bonpoint ou Petit Bateau. Ou alors peut-être ont-elles cela dans le sang.

Il se dégageait de ce lieu une énergie plutôt négative. Tous ces yeux rivés vers une marchandise pas forcément désirée, des mains tendues vers les bacs, fouillant, mélangeant, triturant, prenant et rejetant en fonction des impulsions.

On se dit à quoi bon finalement? Mais qu’est-ce que je fous là? Je me suis rapidement éloignée des bacs les plus prisés  – ceux des articles défectueux, car ils sont encore moins chers que ceux des articles déstockés.
Au milieu, entre les tables des articles déstockés, c’est déjà plus respirable. On arrive à harponner les articles plus facilement.

Une fois qu’on a fait le plein, on se met dans un coin et on fait le tri des affaires qu’on a vraiment envie d’emporter.
Et puis on passe à la caisse.

Nous sommes sorties de là à 10h15, satisfaites de nos achats, mais avec un bon mal de tête et une seule envie: prendre un café au plus vite.

En sortant, la file d’attente faisait au moins 300 mètres. Les pauvresses dans la queue avaient l’oeil rivé sur nos grands sacs en plastique blancs un peu transparent afin de voir ce qu’elles pouvaient espérer ramasser… ou pas.

Bilan
Oui, j’ai fait des affaires; oui, j’ai rapporté pas mal de trucs, mais franchement je ne suis pas très douée pour ce genre de choses. Je n’y prend aucun plaisir et ce que j’y ai vu ne m’a pas rassuré sur l’esprit de groupe en cas de perdition. On s’imagine dans des circonstances plus sombres et on se dit qu’on pourrait bien se faire piétiner pour un rien.
Rendez-vous compte, nous étions toutes là de notre plein gré. Imaginons une seconde l’inverse…

Finalement, c’est dans l’attente, en faisant la queue avec les copines que j’ai pris le plus de plaisir. Après, c’était la guerre. Le chacun pour soi et tant pis pour les autres.

Pour une expérience de shopping plus soft, allez faire un petit tour sur le site internet de Papa Pique et Maman Coud car ils fond vraiment de jolis petits trucs et parfois des soldes.

20 réponses »

  1. mdr…même pour le café dans la file d’attente je ne pourrais pas, je n’ai pas mis un pied à la braderie de Waterloo, courrue par tout le sud de Bruxelles et le nord du BéWé, c’est à dire la moitié de la Belgique qui 4×4 jean Replay et Tshirt Superdry; alors qu’elle se déroulait pourtant à – 500 m d’ici… par contre je vais aller piquer des idées sur leur site🙂

  2. y’a pas trés longtemps tu nous concoctais un article sur l’art de faire la queue en angleterre , tu en as eu ici l’exact contraire ! Donc ce qu’on m’avait raconté était à peu de choses prés la vérité… je prefère le style anglais quand même !!! et ce qu’il y a de nul dans ce genre de cohue c’est que tu te sens limite obligé d’acheter qq chose , histoire de ne pas avoir vécu tout ça pour rien et que tu ne retires aucun plaisir de tes achats…
    tu peux rayer de ta « to do list » : faire le destockage PPMC, ca c’est fait !

  3. je suis allergique à ce genre de « rassemblements ». Je préfère acheter un sac ou pas de sac même, au prix normal mais dans le calme. De toutes façons, on ne peut pas en utiliser plusieurs à la fois :))
    Rien que la vision du top shop le deuxième jour des soldes à Paris 20 min avant la fermeture (déjà pas mal vide et une grosse partie du stock restant à terre, à tel point qu’ils fermaient par zone le magasin pour pouvoir ranger un peu avant la fermeture officielle) m’a apitoyée.

  4. Je ne connais pas du tout cette marque/ce magasin mais faire la queue a 7h du mat’ pendant les vacances, tres peu pour moi ! Tu devais etre tres mofivee ! Ce que tu decris me fait penser a la violence que j’ai parfois vu chez Primark !!!

  5. Haaa shopping quand tu nous tiens! Allez tiens un p’tit proverbe pour la peine:
    Journée de déstockage mérite préparation à l’abordage.
    Super article, très drôle!

  6. Moi, je trouve l’expérience plutôt croustillante et il faut absolument le faire, les soldes entre copines,c’est inoubliable!!! Moi et mes amies, jetant des regards effarés aux « concurrentes échevelées », on en rit encore entre nous, se souvenant de l’attitude de certaines, vous arrachant presque des mains le dernier article du bac sans en connaitre la taille….Les hormones surement….
    J’avoue, je vais surement me laisser tenter par quelques articles, genre un chapeau pluie, j’aime beaucoup ce qu’ils font mais je vais me contenter de commander en ligne du fond de ma couette…Moins…..dangereux?….Mais aussi moins amusant après coup. Merci pour l’adresse.

  7. coucou! je viens d’y aller cette année pour la première fois (et pourtant je n’habite pas si loin!), je me retrouve complètement dans ton article malgré que j’ai attendu un peu plus de temps! (environ deux heures et quart bien entamé!) et c’est vrai que ça fait peur! un mal de crâne en prime! et pour l’anecdode, j’ai juste demandé à une dame accroupie par terre avec autour d’elle pleins de tissus, (à côté d’un stand de tissus) si c’était ces tissus, elle m’a répondu « ben oui c’est mes tissus » de manière agressive, ils auraient pu tomber c’est malheureux… pour le coût j’ai été un peu blazé par l’amiance! heureuseument il y a beaucoup de personnes qui sont sympas comme tout! d’ailleurs j’ai rencontré des copines de file supers sympa! (je suis partie seule dans cette grande manifestation). et voilà quitte à avoir attendu j’ai ramené pas mal de tissus entout cas plus que prévu! vu l’attente, il faut compensé! bonne continuation biz

  8. Figure-toi que j’étais encore dans le coin cette année. J’ai hésité à y aller et puis je me suis dit que je n’étais pas prête à vivre la déferlante une nouvelle fois. Je suis même allée faire un tour au magasin de la Trinité et rien ne me tentais. Bizarre!
    J’ai jeté mon dévolu sur autre chose cette année: des sacs fabriqués avec des voiles recyclées.

  9. bonjour,
    je fouillais le web a la recherche de « marraine » pour le site internet pap pique et maman coud … en effet se faire parrainer donne droit au parrain comme au filleul à 30 % de réduction … donc en tombant sur ton article je me dis que tu dois forcement cliente de la version « net » … et je me demandais si tu pouvais me parrainer …. avec le mail joint au commentaire ! en echange tu aura toi aussi 30 % de réduc …
    http://www.papapiqueetmamancoud.fr/page-parrainage-10414.html
    merci par avance !

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