Archives de Catégorie: "crazy world"

I had a dream

acheter une maison à Londres
J’ai fait un rêve

Hey salut la compagnie. Ouais, j’ai fait un rêve. Je me suis réveillée et flottait en moi une paix intérieure comme je n’avais connue. Une sensation inédite. Une joie de sauter du lit pour bosser un peu avant que la Moulinette ne se réveille, puis l’accompagner à l’école. D’habitude je rechigne un peu et j’ai tendance à reculer l’heure de réveil en me disant, «allez-va, encore 14 minutes». Quatorze est mon numéro ami. Il me suit partout, même dans mon lit. C’est dire.
Je me suis donc réveillée toute sereine. Une vraie guimauve. Je m’y croyais encore.
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Follower, va!

sign London

Il y a quelques temps j’ai rencontré un type qui, en guise de présentation, m’a annoncé son nombre de followers sur Twitter.

Ca donnait à peu près ça:

- Bonsoir j’ai 700 followers sur Twitter
– … euh
- T’es sur Twitter?
– … euh ouais, mais…
– moi je suis @xxxxwhatever, tu me suis?
– … euh, ben moi c’est Fabienne, enchantée de te connaitre
– @?
– …
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Ciao Cesaria

Mon histoire avec Cesaria a commencé en 1991. Après des journées sur les bancs de la facultés de droit je faisais des extras dans un bar à Montparnasse. Le patron du lieu avait une passion sans nom pour la chanteuse cap verdienne. On ne se lassait pas de cette voix et des rythmes entrainants. Un vrai bonheur de travailler avec une telle bande sonore. Les soirées passaient à une vitesse folle. Depuis Cesaria ne m’a jamais quittée. Elle a été la BO de pas mal de mes bonheurs et tristesses.
Je l’ai vue plusieurs fois en concert à Paris, à Vancouver… Elle devait venir à Londres le 18 novembre. Elle annoncé la fin de sa carrière fin septembre.
Quand j’ai appris sa disparition samedi, au milieu de la foule de Londres (Twitter est une pute), j’ai éprouvé une profonde tristesse. Une bouffée de nostalgie s’est emparée de moi. Un vrai moment de vie. Un vrai moment ‘sodade’.
2011, année pourrie. Cesaria, tu rejoins Amy. Marrez-vous bien les filles

Cesaria Evora sera enterrée aujourd’hui sur son île natale de Sao Vicente, au nord du Cap Vert.

L’allergique


Il est parfois des voisins de table qu’on ne choisit pas mais qu’on apprend à connaitre et qu’il est intéressant d’observer d’un point de vue anthropologique.

Il y a quelques temps, je me suis trouvée à la table de parfaits inconnus dans le cadre d’une soirée plutôt guindée donnée au Savoy, hôtel prestigieux de Londres.
Mon voisin de gauche, appelons-le Douglas, était affublé d’une girlfriend totalement muette. Je ne sais pas si elle était véritablement muette. En tout les cas Douglas parlait pour elle et aucun son n’est sorti de la bouche de la jeune-fille de toute la soirée. Le couple que formait Douglas et la muette était hors d’âge. Des corps de 20 ans dans des habits de vieux.
Douglas n’a pas mis longtemps pour m’adresser la parole. Il m’a parlé de vin, il me semble. Assez abruptement. Une prise de parole comme un cheveux sur la soupe. Puis il m’a dit qu’on allait se régaler ce soir. Interloquée, je lui ai répondu, «ah bon, tu connais le menu?». En anglais, on se tutoie rapidement, tu as remarqué aussi.

Quelle perche je ne lui avais pas tendue là.

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Appropriation illégitime


Te souviens-tu de ce jeu des 7 différences dans les Pif Gadget de notre enfance? Tu veux jouer avec moi? Je vais te faciliter la tâche joli lecteur. Sur les photos ci-dessus tu ne dois trouver qu’une différence.

Clique sur la photo pour voir en plus grand

Alors tu as trouvé?

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La créature

Hier après-midi dans le tube elle est montée. A la station Gloucester Road. Un specimen féminin à l’approche de la cinquantaine. Cheveux blonds, jambes fines, silhouette de jeune-fille. Quand je dis la cinquantaine, je ne pas vraiment sûre. Elle aurait pu avoir 30 ou 70 ans. Difficile à dire. La créature nous a fait l’intégrale Nip Tuck (les 6 saisons). La peau était tellement tirée qu’elle en était luisante. Je t’assure, je n’ai jamais vu une peau si bien tannée. De quoi faire pâlir les tanneurs les plus chevronnés de Marrakech. Et pourtant j’en ai vu des fanas du bistouri. Entre Londres Vancouver, New York et Paris j’ai vu plusieurs espèces. Il est vrai que j’ai pas encore visité la tribu de L.A.
Cette femme dans le tube, elle m’a subjuguée. Elle a provoqué chez moi un choc esthétique à l’envers. Je me demande ce qui a bien pu lui passer par la tête pour en arriver à une telle extrême. Une peau si tendue que tous les contours du crâne sont totalement apparents, un peu comme sur les jantes en alu d’une Mercedes Benz tout juste sortie du concessionnaire.
Elle allait gaiement avec sa fille ou sa petite fille (je ne sais pas, en fait) vers Richmond. Je suis descendue à Earls Court pour changer de ligne.

Encore ce matin je me demande ce qui pousse une femme à en arriver là. Je ne lui jette pas la pierre (Pierre!), j’aimerais comprendre. Pression sociale? Un mari qui ne la regarde plus? Des copines qui lui glissent la carte de visite d’un zélé du bistouri qui fait des merveilles? La peur de vieillir?

Tout le monde a peur de vieillir, non? Le spectre de l’apesanteur qui va accomplir son oeuvre petit à petit. On en a tous peur. Est-ce suffisant pour franchir le pas qui te fera changer d’apparence for ever? Et de prendre le risque que de ressembler à la soeur des frères Bogdanov ou à une cousine de Cher?

T’en pense quoi toi, là derrière ton écran?

La Saint Valentin à Londres… demandez le programme (et la sortie!)

vol londres

(l’amour est un bouquet de violettes)

Les copains ça pue. Voilà t’y pas que ça recommence. Je ne sais pas si ça vous le fait aussi… Chaque année c’est pareil.
Votre page facebook devient un ramassis de mièvreries qui s’enfilent comme des perles sur le fil de  l’écran du notebook, les blogs dégoulinent de rose et de bons plans bien cucul pour la satanée Saint Valentin. Le fête la plus commerciale après Noël. Dans la rue, les magasins regorgent d’imagination pour trouver une vitrine plus niaise que celle du voisin. Des cœurs, du rose, des ballons. Des ballons rose avec des cœurs. Ou pire, des ballons en forme de cœur. Un peu d’imagination les gars! Des ballons en forme de clé de douze, ça aurait une autre allure quand même.

Mon pharmacien a mis en évidence les capotes sur le comptoir. Comme si on ne baisait qu’à la Saint Valentin. En tout cas c’est vendeur: il est déjà en rupture de stock de certaines tailles.

Même le boucher s’y met: «l’agneau de la saint valentin ! Un must à partager en bonne compagnie». Ouais, le boucher est inspiré. Faut pas croire… sous ce tablier maculé de sang de bœuf, il y a un petit cœur qui bat. Un cœur poète qui ne demande qu’à s’exprimer.

Les restaurants, je ne t’en parle même pas. Impossible de réserver une table pour 3 personnes. «Three is a crowd» qu’ils disent. A croire qu’il n’y a que des tables de deux personnes (et qu’ils ont découpé celles de 4 personnes, les déviants). Il est vrai qu’il faudrait être un peu zinzin pour avoir l’idée perverse d’aller diner au restaurant un soir de saint Valentin. Quelle folie! Quand j’ai dit ça à June, elle m’a répondu sans hésiter avec un accent de Marco Fogiel dans la voix: «mais tou comprends ma poulette, c’est le cheul soir où on peut taster le Valentine’s cocktail au bar du Savoy». Ah ben ouais, ducon, je n’y avais pas pensé moi. Bon il est vrai que j’en ai un peu rien à carrer du Valentine’s cocktail que ce soit au Savoy ou au pub du coin.

A Londres, c’est l’effervescence. Si vous êtes friands de ce genre de cucul la pralinerie, vous serez comblés! Entre les afternoon-tea special valentin… Parenthèse: entre nous quel mec sain d’esprit va emmener sa gonzesse prendre un afternoon-tea? L’afternoon tea c’est quand même The événement de nanas. On y va entre copines; au pire on se coltine la belle-mère…. Mais pas son mec quand même. Oh la loose eh!

Bon les mecs si vous voulez vous taper des petits fours et des sandwiches au concombre, allez-y entre vous, hein. D’ailleurs, toi l’homme, si tu souhaites amener ton poto sans être intimidé par des essaims de nanas, je te suggère un endroit à Londres: le premier gentlemen’s afternoon tea. C’est au Sanctum Hotel dans Soho que ça se passe.

Pour vous les hommes ! (comme Mennen)

D’ailleurs, à ce propos, je me demande s’ils acceptent les nanas à ce gentlemen’s afternoon tea car moi le menu, il me fait carrément kiffer.

Anyway, je referme la parenthèse.

Je disais donc que c’était l’effervescence à London:
– entre les afternoon tea romantiques,
– les formules spéciales,
– les cocktails du jour (au Savoy, de préférence, c’est plus chic et tu le vaux bien),
– le london eye qui réserve des capsules toutes rouges spéciales pour les «lovely couple»,
– le Champagne sur le Tower Bridge,
– un diner-croisière sur la Tamise,
– un diner en altitude avec vue sur the river comme dans une ville américaine,
des pas de cha-cha-cha et de rumba dans un musée,
– des reprises de crooners à la Serpentine,
– un atelier bouquet pour monsieur,
– une Valentines disco skate,
– une soirée anti-saint valentin à l’Hunterian museum,
– un safari nocturne au National History Museum,
– une soirée maso underground (alternatif, donc forcément fashion – mouahahaha),
– un rendez-vous romantique au Freud Museum (et 4 ans d’analyse s’en suivront). On nous promet a goody bag with Freudian gifts and chocolates (£125 par couple tout de même, £150 avec le Prosecco et les canapés – pas le divan, les canapé, les ca-na-pés, faut suivre Germaine!),
– une expo sur les amours à la Royal Air Force (don’t ask),
– un bal à thème «the architecture of love» dans une ancienne centrale électrique (la classe !)
– pour ceux qui n’ont peur de rien (et surtout pas du ridicule), l’aquarium Sealifepropose une demande en mariage sous marine – an underwater proposal service – un atelier de chocolate making en amoureux pour se lécher les doigts à qui mieux-mieux

J’te jure on ne sait plus quoi inventer pour vendre de la poudre aux yeux!

Et toi lecteur, que fais-tu le jour de la saint-Valentin ?

Alors les chéris-chéris, qu’est-ce qu’on attend pour réserver un billet d’avion pour venir charmer son Valentin ou sa Valentine à London.

Le bout du tunnel

vol pas cherC’est le chaos mon ami. Toi tu t’en fous hein. Assis bien confortablement au coin du feu, tu as déjà fait tes petites emplettes de Noël, les cadeaux sont emballés et le menu décidé (oh mon dieu le menu). Tout est fin prêt pour les festivités. Ton seul souci: savoir comment tu vas gérer la famille et la belle-famille. Et c’est vrai c’est pas une mince affaire.

Je vais t’aider à relativiser mon cœur. Ici il y a un tas de quidams qui rêveraient d’avoir ta belle-mère ou ta belle-sœur pour le réveillon avec la dinde aux marrons. Ils sont fous tu te dis. Inconscients peut-être. Mais vois-tu la majorité de ces malheureux  n’arriveront jamais à temps pour la dinde fourrée. Tout simplement parce qu’ils vont rester coincés sur un coin de trottoir de la gare de Saint Pancras.

Regarde-moi cette queue! (et hop, t’as vu comme j’affole Google!)

Cette vidéo a été prise lundi en fin de matinée. Pour marcher d’un bout à l’autre de cette file d’attente, il a fallu 9 minutes (15 minutes en fin d’après-midi). Cela représente environ 8 heures d’attente.
Les réservations de billets sont en stand-by: Eurostar n’accepte plus les réservations pour les prochains jours. En gros si t’as pas de ticket, tu oublies Noël avec tes proches. Et si t’as un ticket… ben t’as un ticket.

En fait, il semblerait que ce soit un 2010 revival, mais en pire. Les pauvres âmes dans la file d’attente se plaignent du manque d’information. Pourtant Eurostar a fait un effort depuis l’année dernière sur les médias sociaux. Il semblerait qu’on oublie que tout le monde n’a pas un smart-phone.

De mon côté, le trek c’est mercredi, en voiture par Eurotunnel. Il n’y aurait pour le moment qu’une heure de retard sur le «schedule» habituel. On verra bien.

Bon ben faut que j’aille emballer les cadeaux. Il parait que le père-Noël, ce con, il  est coincé à Heathrow.

Bon courage à tous ceux qui prennent le train, l’avion ou la route. Les autres? Ben les autres: restez bien au chaud chez vous et crucifiez votre belle-mère!

Ryanair, ou comment se faire prendre pour un neuneu

Ryanair nous prend pour des cons. Bon ça c’est pas nouveau. Ca serait même un pléonasme vois-tu. C’est un peu comme si je  disais «en décembre il fait froid». Enfin pas vraiment puisque le froid continue de faire la une des journaux ces derniers jours. Comme si c’était extraordinaire de se cailler les miches à l’approche de l’hiver. Doivent pas avoir assez de grain à moudre dans les rédacs en ce moment.

Bref Ryanair nous prend notre pognon pour des truffes pour la énième fois.

J’en veux pour preuve cette jolie publicité

relevée dans le Guardian ce week-end (oui je lis The Guardian le samedi moi; ça t’épate, hein, petit vermisseau)


A priori rien de particulier dans cette publicité. Elle ressemble aux nombreuses autres que fait la compagnie à bas coût: on appâte le chaland en lui faisant miroiter un vol pas cher pour une destination européenne. En l’occurrence £3 pour un Londres-Francfort.

Ce qu’on te dit pas, c’est qu’en fait tu vas te taper un tas de coûts supplémentaires et qu’au final tu vas y laisser un bras.

- si tu prends un bagage c’est 5 fois le prix d’appel du billet – £15
– si tu souhaites faire un embarquement prioritaire – £4 (les mecs qui cochent cette case sont vraiment cons pour le coup)
– si tu coches la case «assurance» – £7.13 (encore une fois, là c’est toi le gros neuneu car si t’as une carte de crédit, tu as déjà une assurance voyage théoriquement)
– on te propose aussi de cocher la case "texto", afin de recevoir un texto confirmant ton numéro de réservation et les détails du vol (pratique en cas d’Alzheimer)

Et là mystérieusement le billet d’avion vendu à £3 se multiplie par 10 et te revient à £30.13. Estime-toi heureux l’ami car je n’ai pas compté taxe d’aéroport.
Un procédé bien malhonnête, mais aussi désormais bien connu de tous. Donc nous ne sommes pas vraiment surpris par ces méthodes de brigand.

Et puis Frankfurt c’est tentant à l’approche de Noël: on imagine la jolie ville dans la plus pure tradition germanique, la féérie de Noël, les marchés, le vin chaud… C’est qu’on aurait envie d’y aller dis-donc


"Fin novembre, la saison des marchés de Noël commence dans l’Allemagne romantique, la région autour de l’aéroport de Frankfort-Hahn: les maisons à colombages dans les villages de la région vinicole du Rhin et de la Moselle sont plongées dans un flamboiement de lumière. Les marchés de Noël à Trier, Koblenz et Mainz sont parmi les plus populaires. Des navettes assurent la liaison entre l’aéroport d’Hahn et ces villages pittoresques plusieurs fois par jour. Les marchés de Noël de Bernkastel-Kues, Cochem et Rüdesheim sont parfaits pour ceux qui préfèrent un ambiance cosy…" bla bla bla

Le mec ou la nana qui rédige les communiqués de presse chez Ryanair, ça doit sniffer sec. Un pote à Delarue peut-être.

Bon passons.

Moi ce qui me chiffonne le plus dans cette histoire c’est ça

Je rappelle que la pub est parue dans le Guardian daté du 11 décembre. Donc si tu voulais réserver, fallait faire fissa puisque tu avais jusqu’à minuit le jour même. Bon ça encore…

Mais surtout que pour voir les jolis marchés de Noël tout romantiques, tu pouvais te brosser mon ami car ton billet est valable pour un voyage de janvier à mars. Donc adieu boules, guirlandes, chalets en contreplaqué, bibelot fabriqués en Chine, vin chaud du cubis et chants de Noël teutons.

Si ça c’est pas se foutre de notre gueule!

Bon aujourd’hui c’est fête, lâche-toi sur Ryanair dans les commentaires. Raconte-moi une anecdote bien croustillante de voyage gâché à cause de ces arnaqueurs.

Les énergies négatives

Connaissez-vous ces êtres qui se croient plein de lumière et qui ont, en quelques mots, la capacité d’assombrir un paysage jusqu’alors luxuriant?
Ces êtres qui portent en eux tellement d’ondes négatives qu’ils en éclaboussent les autres.
Les énergies négatives sont d’une manière générale de sexe féminin.

Elles s’avancent vers vous par un bel après-midi ensoleillé. Vous éructez de joie en vous écriant: «T’as vu, c’est génial cet été indien!». Elles vous répondent illico: «ouais ben… ça va pas durer… demain il pleut».
Vous restez interdit.

Au début, on ne relève pas. On met ça sur le compte d’une mauvaise journée, ou d’un ongle incarné.
Puis ça devient lancinant, répétitif et on se rend compte que le personnage sympathique du début laisse place une ombre bien pathétique.
Petit à petit, ces êtres sombres commencent à émettre des jugements qu’ils croient, du haut de leur orgueil, être des opinions. Ils critiquent certains de vos amis, votre façon de vivre, vos cadeaux, vos vacances, vos enfants… Tout cela sur le petit ton acidulé, à peine déguisé de l’aigreur et de l’envie.

Souvent les énergies négatives se pensent en âme pures et ouvertes au monde. Elles sont en réalité, bien petites et recroquevillées sur leur tout petit monde. Misérables.

Aujourd’hui, je balaye ces petites poussières d’ennui pour faire place au soleil et à l’enthousiasme. La vie est trop courte pour se faire croquer par ces mantes religieuses.

Et vous, avez-vous des «énergies négatives» dans votre entourage?